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jura

  • Séquanes contre Eduens, la deuxième bataille d’Alésia !

    Si l’on en croit Alambix, l’aubergiste arverne qui fait visiter le Massif Central à Astérix, dans Le Bouclier Arverne (Editions Albert René) : «  Ch’est quoi Alégia ? Hmm ??? Qu’eche que vous lui voulez à Alégia ? Nous ne chavons pas où ch’est Alégia ! »

    « Regrettable chauvinisme » qui fait que, de nos jours, on ne soit pas encore à même d’avoir toutes les certitudes possibles quant à la localisation précise de cette défaite aux lourdes conséquences pour l‘avenir de la Gaule. Séquanes contre Eduens, archéologie officielle contre dissidents, la controverse bat son plein ! Ceci dit, Alésia n‘est pas la seule à être sur la sellette, de nombreux autres sites célèbres font l‘objet d‘une remise en question : Gergovie, en premier lieu, mais aussi Bibracte, Uxellodunum, Avaricum et même Lutèce, que l’on prend plaisir à imaginer autour de l’Île de la Cité et qui risque fort de se retrouver à Nanterre un jour ou l’autre !

    Mais revenons à l’Alésia des Mandubiens (Alesia Mandubiorum), située de façon officielle à Alise Sainte Reine, en Côte d’or, depuis le règne de Napoléon III, et qui n’a finalement que peu de chance de se trouver véritablement à cet endroit, géographiquement trop à l’Ouest et à l’écart de l’itinéraire le plus plausible qu’aurait pu emprunter Jules César pour regagner le province des Allobroges depuis le Pays des Lingons. Dans ce cas de figure, passage quasi obligé pour l’armée romaine en Séquanie, c’est-à-dire dans l’antique Comté, où plusieurs sites ont fait depuis longtemps acte de candidature. Alaise, tout d’abord, le plus ancien, situé dans le Doubs, en concurrence directe avec Alise du temps de Napoléon III. Et puis Salins (dans le Jura), Izernore (dans l’Ain), Chaux des Crotenay (dans le Jura), Eternoz et Pont-de-Roide (dans le Doubs) pour ne citer que les principaux et les moins fantaisistes. Certaines de ces localisations ont constitué un solide dossier et ont de remarquables atouts à faire valoir. Méthodologie objective dans l’identification du lieu de la bataille, concordance quasi parfaite avec le texte de César, grandeur du site qui rend hommage au statut de grand chef de guerre de Vercingétorix, repérage en surface des principaux endroits à fouiller, dans l’attente d’éventuelles autorisations, présence de nombreux vestiges proto-historiques en conformité avec le statut de la cité d’Alésia, « métropole religieuse de toute la Celtique », tout laisse à penser que le véritable lieu de la bataille d’Alésia ne se situe pas à Alise, mais bel et bien quelque part dans les monts du Jura. Sans prendre parti de façon objective, parce que tout cela reste pour l’instant du domaine de l’intime conviction malgré le faisceau d’éléments qui s’accumulent et convergent en faveur d’un site bien précis.

    Les principaux points de discorde portant sur l’interprétation et/ou la traduction du texte originel de César, nous nous garderons bien d’émettre un avis autorisé qui sortirait du cadre de nos compétences mais formulons un vœu : rendons aux Séquanes la victoire qui appartient à César ! Pour la plus grande gloire de la Franche-Comté. Et également en l’honneur de Vercingétorix, ce grand chef gaulois qui n’aura plus à rougir de cette défaite, incombant plus à la fatalité et à d’improbables retournements de situation qu’à ses qualités de guerrier !

    Pour permettre à chacun de se forger un avis sur la question, voici les principaux sites à consulter :

    • sur Alésia à Alise :

    http://bibracte.com/mon_histoire_de_la_gaule/alesia_plaidoyer_pour_alise-ste-reine.html

    http://www.alesia.com/

    • sur Alesia à Chaux des Crotenay

    http://alesia.jura.free.fr/index.html

    • sur Alésia à Pont-de-Roide :

    http://www.alesiadesmandubiens.com

    • sur Alésia à Salins les Bains :

    http://www.alesiasalins.com/

    • sur Alésia à Alaise :

    http://perso.orange.fr/alaise-alesia/accueil_alesia.htm

    • sur Alésia à Eternoz :

    http://www.alesiadecesar.fr/

    • sur Alésia à Izernore :

    http://perso.orange.fr/raymond.bergeret/page75.html

    • sur une autre Alésia bourguignonne ( !?) :

    http://membres.lycos.fr/alisincum/index.html

    • sur Alésia à Givry/Blannay, dans l’Yonne :

    http://www.alise-expansive.fr/

    • Sur Gergovie :

    http://www.gergovie.fr/index.html

    Olif

    P.S.: ce blog, actuellement composé d'anciens billets écrits sur le sujet, est finalement destiné à faire la promotion du site de Chaux-Syam, objectivement le plus concordant avec les écrits de César. Je suppose que le lecteur attentif l'aura compris.

  • Le fil de lin

    Une histoire d'eau dans un blog sur le vin, voilà qui va faire jaser! J'entends aller bon train les commentaires, comme disait Brassens, mais qu'importe! J'assume! Tout comme j'assume cet intitulé (légèrement modifié) dont je ne suis pas l'unique dépositaire, le jeu de mots était facile. Ce sera néanmoins le fil blanc de cette Chronique estivale 2006, qui m’a souvent conduit cette année dans ce Jura Monts et rivières, la nouvelle dénomination touristique pour l'entité administrative de la Haute vallée de l'Ain, qui englobe les cantons de Nozeroy, Champagnole et Les Planches en Montagne. Un Jura fait de rochers, de sapins, de rivières et de sites historiques en quête de reconnaissance et de réhabilitation. L’Ain, 190 km de long, prend sa source à Conte, sur le plateau de Nozeroy. D’emblée, son parcours est tumultueux, constitué de cascades, de remous, de gorges, s‘autorisant par moment une pause dans la verdure. Petite descente de rivière, en Pentax istDL, baskets de randonnée et VW 4 Motion, de la source de l’Ain à la plaine de Syam, en plusieurs épisodes rétablis suivant le fil de l‘eau.


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    Au commencement était la Source, résurgence de toutes les eaux karstiques collectées sur le plateau de Nozeroy. Une eau tellement verte qu’elle pourrait sentir l’Absinthe si elle était bénie des Fées!


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    L’Ain, peu après sa source, et déjà quelques rapides!

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    Le Saut des Maillys, une véritable chute du NiagarAin!

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    Avis de recherche: on a perdu l’Ain, à proximité de Bourg de Sirod!

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    Les Pertes de l’Ain, à Bourg de Sirod

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    On a retrouvé l’Ain, à la sortie de Bourg de Sirod, là où il s‘engage dans la plaine des 3000 pas de Jules César, en direction de l‘Alesia Mandubiorum.

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    L’Ain à Syam.

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    L’Ain aux Forges de Syam

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    L’Ain…ou l’autre! En l’occurrence, la Saine, à l’extrémité distale de la plaine de Syam. L'Ain a préféré bifurquer auparavant en direction de Champagnole!

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    La Lemme, juste en amont de son confluent avec la Saine, au pied des Gyts de Syam.

    Le fil de l’Ain s’est donc pour l’instant interrompu à Syam en ce qui me concerne. 3000 pas plus tard, je me suis retrouvé face à l’Oppidum d’Alesia, mais c’est une autre histoire! La rivière Ain poursuit donc sans moi son chemin jurassien cahotique, qui la verra passer par Champagnole et Pont de Poitte, avant qu'elle ne déverse ses eaux dans la retenue artificielle de Vouglans. Le département Ain  est prêt à la recevoir et lui emprunter son nom. Son parcours la conduira dans le Bugey, au pays du Cerdon. Voilà qui méritera peut-être une exploration plus poussée un de ces jours! Histoire de mettre un peu de vin dans mon eau!

    Olif

  • Pertes et retrouvailles dans le Jura


    Mardi 8 août 2006. Le soleil est de retour après un week-end plutôt boueux et arrosé au Festival de la Paille. L'irrésistible appel du Pays des lacs et des cascades se fait à nouveau sentir en cetteLily_allen hebdomadaire après-midi  de congé. En voiture! Direction Bourg de Sirod et les Pertes de l'Ain, un site naturel assez exceptionnel, réhaussé par les pluies du week-end. Au son de Lily Allen, une réjouissante alternative aux DeadRockstars d' Estèbe: les choisir jeunes et en bonne santé! Intelligent recyclage de la musique actuelle par une fille de (Keith Allen, comédien anglais célèbre en son pays), cette rafraîchissante Allen, friandise acidulée et fruitée, laisse l'haleine fraîche.

    Bourg de Sirod, donc! A l'extrêmité de la plaine de Syam, celle des 3000 pas de Jules César, pour faire le lien avec les épisodes précédents même si ce n'est pas le sujet du jour! L'Ain, rivière tumultueuse qui prend sa source non loin de là, sur le plateau de Nozeroy, s'y perd dans un chaos rocheux étroit avant de gagner la plaine, d'où le nom de Pertes de l'Ain. CQFD!

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    "Ain de perdu, dix de retrouvés", dit le dicton. Après un petit parcours pédestre dans les gorges et ce calembour plus que douteux, il ne me reste plus qu'à m'éclipser sur la pointe des sandales, direction Château Chalon, à une vingtaine de kilomètres de là, pour rendre visite à Béatrice et Laurent Macle, y retrouver par le plus grand des hasards Saint-Vernier, le jardinier de Saint-Vincent en Arbois, et déguster quelques petites perles au fût (très beau Chardonnay 2004, non encore assemblé, Chardonnay ouillé 2004, dont l'évolution est prometteuse,...), ou en cuves (Chardonnay 2005, impressionnant!), avant de s'attaquer à quelques déclinaisons de Château Chalon, 97 et 99, accompagnés de deux ou trois morceaux de Comté.

    Forêts, rivières, cascades, Château Chalon, Comté, c'est bien là tout le Jura comme je l'aime! Ah! le bel été à la maison!

    Olif